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Écrit par Patrick   
01-12-2005
L'ALIMENTATION

    Aujourd'hui nos choix alimentaires ont une incidence majeure sur un plan écologique, économique, sanitaire et moral.

    Chaque année, 1 milliard d'animaux sont tués en France pour nourrir les hommes. Le problème, c'est qu'il faut nourrir tous ces animaux, souvent au détriment des hommes, et les surfaces agricoles ne sont pas extensibles à l'infini.

    Si nous choisissions de diminuer de moitié notre consommation d'animaux: quels en seraient les bénéfices?

    -Libération de la moitié des terres agricoles destinées à l'alimentation du bétail;

   
    Les céréales produites aux USA chaque année pour nourrir le bétail suffiraient à nourrir jusqu'à 2 milliards d'êtres humains. (David Pimental, professeur d'écologie au Cornell Institute) (USDA FAS l991)

    En France, on considère qu'il faut 1 hectare de terrain pour:


        a) nourrir un bovin pendant un an

        b) faire rouler une voiture au colza pendant un an

        c) nourrir 20 personnes avec des légumes ou des céréales pendant un an 

 

    Pour produire l kg de viande, il faut la même surface de terre que pour cultiver 200 kg de tomates ou l60 kg de pommes de terre ou l20 kg de carottes ou 80 kg de pommes . (Jeremy Rifkin)

    38 000 enfants meurent de faim chaque jour dans le monde pendant que nous nourrissons nos animaux de boucherie et que nous gavons des canards avec du maïs au point de les rendre malades...

    Il faut 7 à 10 kg de céréales ou de soja pour faire 1 kg de viande. Lors de la transformation des plantes en viande, il y a une perte de 90% des protéines végétales, de 95% des sucres végétaux et de 100% de fibres.

    -Diminution de moitié des déchets produits par l'élevage qui représentent 4,6 tonnes par habitant et par an;

Un bovin produit 23 tonnes de déjections par an - 10 cochons en produisent 21 tonnes . (World Watch Institut) l'élevage en France produit autant de méthane que les 14 raffineries de pétrole du pays. Le méthane est 24 fois plus nocif que le CO² pour l'effet de serre qu'il engendre.

    -Diminution de moitié des frais et des émissions de polluants dûs aux transports vers les abattoirs et les boucheries; les transports d'animaux représentent des millions de kilomètres inutiles, générateurs de pollution et de souffrance. De plus, importer de la viande en provenance d'Argentine ou d'Australie est une aberration écologique.

    -Diminution de moitié de la production et de la consommation d'antibiotiques et autres médicaments; (INRA) Un grand nombre de substances chimiques absorbées par les animaux d 'élevage restent concentrées dans les matières grasses et sont absorbées par le consommateur en fin de chaîne alimentaire. D'où une augmentation de certaines maladies comme les cancers plus fréquents chez les gros mangeurs de viande et l'apparition de malformations congénitales. En 2004, le syndicat des médicaments vétérinaires estime que 1400 tonnes d'antibiotiques ont été mis dans les mangeoires. (voir http://www.simv.org/)

    -Diminution de la moitié des rejets de nitrates; Les rejets de nitrates dans les nappes phréatiques sont une conséquence directe de l'élevage intensif. Aujourd'hui, il n'est plus possible de trouver de l'eau naturellement potable dans beaucoup de régions et cela, même après avoir baissé les normes sanitaires. Voir annexe « pollution des nappes phréatiques »

    -Diminution de moitié de la consommation d'eau destinée à l'élevage;
un boeuf consomme 100 000 litres d'eau durant sa croissance.
L'élevage coûte extrêmement cher aux réserves en eau douce; pollution par les nitrates, absorption directe (un boeuf peut boire 50 à 100 litres d'eau par jour), arrosage du maïs destiné au fourrage. La pénurie d'eau potable menace à l'échelle mondiale: 40% de la population, répartie dans 24 pays, souffrent de pénurie d'eau, tant en quantité qu'en qualité. (Banque mondiale)

    En conclusion: une diminution de 50% de notre consommation de produits carnés serait salutaire et devient une priorité écologique bien avant de renoncer à son 4X4 ou d'éteindre son téléviseur.

    Cette baisse de consommation est facile à atteindre puisque l'OMS préconise une consommation de viande de 300 g par semaine et par personne alors que la moyenne française est de 1,5 kilos par semaine et par personne (2,3 kilos aux USA!).

    En outre, un cheptel moins nombreux serait de meilleure qualité, mieux géré, moins maltraité et on pourrait privilégier la qualité au détriment de la quantité à un prix de vente plus intéressant pour l'agriculteur dont on valoriserait le produit au lieu de le vulgariser.

    D'un point de vue sanitaire, la diminution de consommation de viande de 50% permettrait de diminuer d'autant les conséquences négatives sur la santé (cancers, maladies cardio-vasculaires, maladies à prions, Alzheimer, Parkinson etc).


    Des travaux récents tendent à démontrer que les maladies d'Alzheimer et de Parkinson auraient augmenté proportionnellement à la consommation de viande.

    Enfin, d'un point de vue moral, éthique, le fait de tuer 500 millions d'animaux de moins chaque année serait considéré comme une avancée de notre société sur le plan moral.

 

Dernière mise à jour : ( 12-01-2007 )
 
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